Les demandeurs d'asile peuvent accéder gratuitement à presque tous les types de soins et de médicaments s'ils sont en deçà d'un certain seuil de ressources (le traitement du VIH est cependant exclu). Ils peuvent y accéder uniquement dans des structures publiques de santé sauf s'ils sont employés. Dans ce dernier cas, ils peuvent cotiser à l'un des fonds d'assurance obligatoire, ce qui leur permet d'accéder à certains services en payant le ticket modérateur, comme c'est le cas pour tous les assurés sociaux. Le cadre légal concernant l'accès aux soins des demandeurs d'asile est cependant très peu appliqué du fait de l'incapacité du gouvernement grec à gérer de manière appropriée les procédures d'asile et à appliquer les standards minimaux de protection des demandeurs d'asile.
Les personnes sans autorisation de séjour sont confrontées à une grave discrimination en Grèce. La loi interdit (sous peine de sanction) aux organismes publics, y compris les centres de santé ou les hôpitaux, de leur fournir des soins. Les deux seules exceptions concernent les enfants et les adultes qui se trouvent dans une situation d'urgence, et ce jusqu'à stabilisation de leur état. Cela implique que les adultes sans autorisation de séjour n'ont aucune couverture médicale et ne peuvent accéder à aucun service de santé gratuitement. En pratique cependant, il semble que les professionnels de santé aient tendance à interpréter cette notion de situation d'urgence de façon assez souple.
Au vu du peu de réglementation, on peut uniquement indiquer que la loi n'interdit pas la délivrance de soins de santé aux enfants de personnes sans autorisation de séjour. En Grèce, on considère en général que tous les enfants ont droit aux soins gratuitement; cependant, l'accès aux soins effectif est compromis par l'absence de réglementation claire et de directives comblant le vide juridique sur les droits et les conditions d'accès aux soins. Les mineurs non accompagnés sont mieux protégés par la loi dans la mesure où ils sont mentionnés dans la législation relative aux conditions d'accueil des demandeurs d'asile.
Téléchargez la Synthèse de l'étude sur les législations relatives à l'accès aux soins des personnes sans autorisation de séjour et des demandeurs d'asile dans 16 pays (en français).
Médecins Sans Frontières (MSF) published a report about the impact of the current detention system on the mental health and wellbeing of migrants and asylum seekers arriving in Greece. The report presents data from psychological counselling sessions as well as individual testimonies. It shows that detention can exacerbate existing problems and contribute to new traumas and psychological distress.
Source: MSF, 'Greece, Migrants in detention, lives on hold'
Individuals returned to Greece under the Dublin Regulation are facing multiple violations of their human rights. "The Dublin II trap - Transfers of asylum-seekers to Greece" demonstrates the failure of the Greek authorities to provide a fair asylum procedure. The insufficient provision of accommodation and inadequate access to health care exacerbate the precariousness of asylum seekers' situation even further.
Sources:
- ECRE Weekly Bulletin 26 March 2010
- Amnesty International, 'Flaws in EU's asylum policy leave refugees trapped in Greece without protection'
On Sunday 12 July 2009, Greek authorities evacuated and destroyed a makeshift camp in the port city of Patras where irregular migrants were living. The irregular migrants were living there for several years. Médecins Sans Frontières (MSF) also expressed concern about the medical and humanitarian condition of the migrants and asylum seekers who were left homeless, as well as those who were arrested and urged authorities to ensure humane living conditions and the provision of medical assistance to this population.
Latest measures include the transfer of clandestines to old army camps, or a 1.000 Euros incentive for migrants who agree to leave voluntarily the country, next to a flight ticket. Frontex considers Greece to be EU's most affected Member States by clandestine immigration, intercepting 146 337 in 2008. EU Commission Vice-President Jacques Barrot, during his visit in Corfou, said he was very dissatisfied with the asylum procedure in Greece, recognising refugee status to only 1% of applicants. But he also stated that the EU could not support Turkey any longer in its efforts to protect its borders if it did not respect its readmission agreement with Greece.
Source : Le Figaro